Vous cherchez le chiffre exact des aéroports en France et ce qu’il recouvre vraiment. Entre grands hubs internationaux, plateformes régionales et petits aérodromes, le maillage est unique en Europe. Voici une vue claire, à jour et utile pour vos voyages, vos études de marché ou vos projets logistiques. Vous trouverez aussi des repères chiffrés issus de la DGAC et des exemples concrets par région.
💡 À retenir
- En France, on compte environ 460 aéroports enregistrés. Le total exact dépend de la définition (aérodromes, héliports) et de l’ouverture au trafic public.
- Environ 460 aéroports enregistrés en France
- Chiffres de la DGAC sur l’activité aéroportuaire
- Comparaison avec les autres pays européens
Le nombre total d’aéroports en France
Le réseau des aéroports en France est l’un des plus étendus d’Europe. Si l’on agrège les aéroports, aérodromes et héliports, on recense environ 460 plateformes enregistrées sur l’ensemble du territoire, métropole et outre-mer. Le nombre varie selon les critères retenus : ouverture à la circulation aérienne publique, présence de vols commerciaux réguliers, type d’infrastructure et statut d’homologation.
Dans ce total, seule une partie accueille des vols commerciaux réguliers. On dénombre plusieurs dizaines de plateformes actives sur le réseau domestique et international, tandis que de nombreux sites servent l’aviation générale, l’aviation d’affaires, l’ULM ou encore les services publics (secours, surveillance, militaire). Selon la DGAC, l’activité aéroportuaire retrouve un niveau élevé, proche de l’avant-crise, avec une progression soutenue du trafic passagers et du fret sur les grands hubs.
Aperçu du réseau aéroportuaire
Le maillage des aéroports en France s’articule autour de grands hubs parisiens, d’aéroports régionaux majeurs et d’un réseau dense de plateformes locales. Paris-Charles de Gaulle concentre l’essentiel des connexions intercontinentales, tandis que Paris-Orly irrigue surtout le domestique et la Méditerranée. Les aéroports régionaux comme Nice, Lyon, Marseille, Toulouse ou Nantes garantissent l’accès aux grandes métropoles et aux bassins touristiques.
Le réseau comprend aussi des terrains spécialisés : altiports alpins pour l’accès aux stations, aéroports d’affaires comme Le Bourget, et de nombreux aérodromes qui soutiennent la formation des pilotes, l’entretien aéronautique et les activités sportives. Dans les territoires ultramarins, les plateformes assurent la continuité territoriale et les liaisons inter-îles.
Données par région
Île-de-France rassemble le duo Paris-CDG et Paris-Orly, cœur du long-courrier et du domestique. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, Nice-Côte d’Azur, Marseille-Provence et Toulon-Hyères répondent à un fort trafic loisirs et affaires. En Auvergne-Rhône-Alpes, Lyon-Saint-Exupéry se distingue comme grand hub régional, complété par Grenoble et Chambéry sur l’hiver.
En Occitanie, Toulouse-Blagnac, adossé à l’écosystème aéronautique, est un pôle clé, aux côtés de Montpellier. Dans le Grand Ouest, Nantes-Atlantique, Rennes et Brest desservent un hinterland touristique et industriel. En Nouvelle-Aquitaine, Bordeaux-Mérignac rayonne vers l’Espagne et l’Afrique du Nord, tandis que Biarritz et Pau gèrent des flux saisonniers. Le Grand Est s’appuie sur Strasbourg et l’EuroAirport Bâle-Mulhouse, plateforme binationale très attractive. Les outre-mer combinent grandes plateformes (La Réunion, Martinique, Guadeloupe, Guyane) et terrains essentiels aux dessertes locales (Polynésie, Nouvelle-Calédonie).
Côté comparaison européenne, les aéroports en France forment un réseau particulièrement large en nombre de sites, plus diffus que celui du Royaume-Uni ou de l’Espagne qui concentrent davantage le trafic sur un nombre restreint d’aéroports à fort volume. L’Allemagne et l’Italie présentent des profils intermédiaires, avec un mix de hubs puissants et de plateformes régionales.
Les types d’aéroports en France

On distingue plusieurs catégories, qui expliquent l’écart entre « enregistrés » et « opérationnels pour vols réguliers ». Les aéroports dits internationaux gèrent les contrôles frontières et les vols long-courriers. Les aéroports régionaux accueillent surtout le domestique et l’Europe. À côté, de nombreux aérodromes servent l’aviation générale, la formation et l’activité loisirs, parfois sans tour de contrôle ni poste inspection-filtrage.
On trouve aussi des aéroports d’affaires, des héliports et des infrastructures singulières telles que les altiports de montagne. L’exploitation relève d’opérateurs variés : Aéroports de Paris, sociétés concessionnaires, syndicats mixtes, chambres de commerce, ou collectivités. Le statut d’ouverture à la CAP (circulation aérienne publique) détermine la possibilité d’accueillir des vols commerciaux et l’ampleur des services rendus.
- Internationaux : hubs avec douanes et sûreté renforcée, connectés au long-courrier.
- Régionaux : forte orientation Europe et domestique, rôle clé pour le tourisme et les affaires.
- Affaires : accès rapide et flexible, ex. Le Bourget et Toussus-le-Noble.
- Aérodromes/ULM : formation, maintenance, tourisme aérien, desserte locale.
- Spécifiques : héliports hospitaliers, altiports alpins, terrains spécialisés.
Conseils pratiques : pour un voyage, vérifiez si la plateforme propose des vols réguliers et ses accès terrestres. Les aéroports secondaires sont souvent privilégiés par les compagnies low-cost, avec des tarifs attractifs mais parfois des temps de trajet plus longs vers le centre-ville. Pour un projet pro, comparez les créneaux, les capacités fret et les services piste/hangar de plusieurs aéroports en France avant d’arrêter votre choix.
Les aéroports les plus fréquentés
Le haut du classement est stabilisé depuis des années. Paris-Charles de Gaulle domine le trafic, suivi de Paris-Orly, puis d’un groupe régional composé de Nice, Lyon, Marseille, Toulouse, Nantes et Bordeaux. Ces aéroports en France concentrent la majorité des passagers, du fret et des correspondances, avec des pointes saisonnières marquées sur le littoral et la montagne.
Selon la DGAC, l’activité s’est nettement redressée ces dernières années, portée par la reprise des liaisons internationales et des city-breaks en Europe. Les grands hubs gèrent des dizaines de millions de passagers par an, tandis que les plateformes régionales dynamiques dépassent régulièrement plusieurs millions. L’offre de vols évolue au gré des ouvertures de lignes, des repositionnements de compagnies et des besoins économiques locaux.